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Impacts sur les animateurs participants au chantier

Nous avons parlé ici de l’impact de l’expérience sur les enfants. Dans cet article, nous allons décrypter les impacts sur chacun des animateurs ayant participé au chantier.

Pendant la préparation

– Découverte de l’origine des pédagogies émancipatrices

– Travail approfondi sur les freins personnels et professionnels

Débat sur le sens et sa mise en place. Par exemple, concernant l’autonomie. Pendant les réunions de préparation, débat sur l’autonomie à faire des choses seuls avec la vigilance d’un adulte. Pendant la semaine d’accueil, pratique de l’autonomie à penser avec le bus pour lequel les enfants ont établi leur règlement pour ce qui s’y passe, qui y va, à quel moment.

– Réflexion sur sa pratique

– Rend curieux, donne envie de s’inspirer

Des éléments pour convaincre avec un vécu, des exemples concrets, des ressentis, des émotions.

Un collectif d’animateurs soutenant pour chacun

> Pour Ozon, «C’est incontournable on ne peut plus revenir au fonctionnement ALSH précédent»
> L’ensemble du groupe a été mordu, chacun souhaite expérimenter dans son centre.

Pendant le chantier

Changement de postureOn observe un changement de posture des animateurs puisque ce sont les enfants qui rythment et orientent le quotidien.

    Les animateurs :
  • passent de proposant à accompagnant
  • réagissent dans l’immédiateté, doivent être réactifs aux envies, projets (ça ne veut pas dire que l’on dit oui a tout, tout de suite)
  • S’adaptent et sont créatifs en proposant des choses quand la tension monte, que les enfants sont trop nombreux dans les espaces
  • Observent les enfants, anticipent et réaménagent ou proposent des choses si besoin. Par exemple, quand les enfants répètent pour les spectacles, l’animateur permet à chacun de se sentir bien, de s’ouvrir aux autres, il entretien la dynamique, il apporte ses compétences ou celle d’un intervenant…
  • Permet de développer le projet. Par exemple, les espaces sont régulièrement repensés/réaménagés sur la base d’observations des comportements/demandes des enfants. c’est le cas du bus, du parcours de motricité.

Être avec, à côté, en soutien et être très peu proposant, est un réel changement.

Ce changement n’est pas sans questionnement, prise de risque, essai-erreurs mais tous les animateurs y ont pris plaisir. Certains des plus jeunes animateurs parlent de véritable transformation professionnelle. Les plus expérimentés parlent de ré-enchantement de leurs pratiques.

La deuxième semaine, les enfants tenaient aussi le cadre avec les animateurs pour les autres enfants.
Les animateurs ont redécouvert les enfants et leurs potentialités : on les voit plus, on les reconnaît, on les connaît mieux. On s’attache à l’individu pour aller vers le collectif.

Il est question, dans les retours qui sont fais, de révélation, de se redécouvrir soi-même. Il est enfin question de redécouverte professionnelle, de redécouverte personnelle, du pourquoi on est là.

L’expérience a permis d’attiser un appétit pour la théorie associée : des prises de conscience autour des atouts et des limites de la pédagogie Freinet et un intérêt renouvelé pour l’aménagement de l’espace, orienté Montessori.

Prise de conscience de la diversité des territoires campagne/quartier populaire : choc culturel, autour du rythme de la journée, des repas, du maquillage.

Après le chantier

Des éléments pour convaincre avec un vécu, des exemples concrets, des ressentis, des émotions.

Un collectif d’animateurs soutenant pour chacun

> Pour Ozon, «C’est incontournable on ne peut plus revenir au fonctionnement ALSH précédent»
> L’ensemble du groupe a été mordu, chacun souhaite expérimenter dans son centre.